CCI ou Commodity Channel Index

 

Le CCI, qui est l’acronyme de « commodity channel index », est un indicateur majeur utilisé par les analystes financiers et les investisseurs. Alors qu’on l’utilisait, auparavant, pour le seul secteur des matières premières, son utilisation s’étend, désormais, au marché classique des actions.

La fonction du CCI

Cet indicateur met en évidence les cycles de mouvements les plus importants dans la courbe d’évolution d’une valeur boursière. La maîtrise de cet outil est indispensable pour les investisseurs envisageant trader sur les marchés boursiers. Notons que son interprétation se fait, généralement, de manière beaucoup plus simple que son calcul. Ainsi, si suite au calcul en question, il s’avère que la valeur du CCI est basse, alors on considère une survente sur le titre en question ; dans le jargon financier, on parle d’un « titre délaissé ». A l’inverse, si selon les résultats dudit calcul, il s’avère que la valeur est plus importante, l’on constate que le titre est suracheté ; dans le jargon professionnel, on parle de « surchauffe ». L’évolution du CCI comprend deux limites -100 et +100. Une valeur de l’indicateur à -100 indique un contexte d’ « oversold » (le titre est survendu). Dans l’éventualité où l’indicateur continuerait d’évoluer dans cette direction, l’investisseur doit clôturer la position et procéder à l’achat. Inversement, quand la valeur du CCI dépasse la barre des +100, on est face à une situation d’ « overbought » (le titre est suracheté), si la tendance annoncée se confirme, l’investisseur doit vendre.

Le calcul du CCI

Ce calcul est relativement complexe et la maîtrise des points techniques relatifs au calcul est essentielle si l’investisseur veut appréhender le CCI avec succès. Dans un premier temps, l’on abordera le prix typique, que l’on désignera sous l’appellation PT. On obtiendra le prix typique en faisant l’addition du cours le plus bas (B), du cours le plus haut (H) et de celui de clôture de la journée (C). Puis, l’on divisera cette somme par trois. Voici donc la formule : B+H+C = PT. L’on peut, donc, ensuite envisager la SMATP (ou moyenne mobile simple) correspondant à la moyenne du prix typique sur le nombre de jours « n » choisi. La différence entre la valeur de la SMATP et celle du prix typique constitue une nouvelle valeur appelée « Delta ». Puis, l’on est en mesure de calculer la déviation moyenne ou DM. Pour calculer la déviation moyenne, on procède à la somme des valeurs Delta obtenues pour chacun des jours « n » de la période donnée, puis on divise cette somme par « n », autrement dit le nombre de jours. Après avoir récolté ces données, le calcul du CCI est, enfin, possible en multipliant Delta à -1 et en divisant ce résultat par la valeur obtenu en multipliant la déviation moyenne par 0,015.

Un indicateur dont la maîtrise est complexe mais utile

Tels tous les indicateurs mathématiques actuellement utilisé dans le secteur des marchés financiers, le CCI est également critiqué. Cela tient, d’une part, au fait que son utilisation requiert une connaissance technique importante. Et cela est dû, d’autre part, à sa nervosité ; en observant les courbes des périodes, il oscille, de part sa nature, de façon nerveuse et les oscillations, qui sont très brèves, rendent ainsi sa première lecture pénible Ce dernier point le rapproche d’un autre indicateur : le stochastique.

 
 
 

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